les 2ASSP nourrissent la flamme de l’égalité

L'histoire et la mémoire de l'esclavage

 

Sous la houlette de leur professeur de lettres histoire, Catherine Deshayes, une classe de seconde bac pro Accompagnement Soins & Services à la Personne participe à la 11ème session du concours la Flamme de l'égalité. Il s'agit d'un concours scolaire national qui incite à réaliser un projet sur la thématique « Résister à l’esclavage : survivre, s’opposer, se révolter ».

 

un parcours de découverte citoyen formateur

Pour nourrir la réflexion des élèves, leurs professeurs ont concocté un programme très varié

  • Antoine Daban, professeur de lettres, histoire et guide touristique a emmené les élèves à la découverte d'une Orléans méconnue : celle qui a prospéré au XVIII° siècle grâce à l’exploitation d’esclaves dans les sucreries. Il leur a fait découvrir des vestiges de la ville sucrière et leur a permis de déguster de la canne à sucre et d’anciennes confiseries traditionnelles faites avec le sucre orléanais.
  • Une visite guidée a été organisé au musée des Beaux-Arts
  • Une séance spécifique de micro-folies, le musée numérique, animée par Victoria Javellaud, a été consacré aux bateaux.

vers une création collective

Le projet allie écriture et création plastique. Pour la rédaction, les élèves ont été accompagnées  par Thierry Bonneyrat. Il est un écrivain et scénariste et a animé 3 ateliers d'écriture pour chacun des groupes. Il a été secondé par claire Crosnier, professeure de lettres-anglais qui a travaillé sur l’enrichissement du vocabulaire et les synonymes.

En arts appliqués, c'est Frédérique Debray qui leur enseigne la technique du pochoir. Une maquette de bateau négrier devrait voir le jour et les élèves se sont approprié le vocabulaire maritime.

une conférence passionnante

Le 13 janvier Roxane OUADGHIRI HASSANI, la directrice adjointe du Comité Contre l'Esclavage Moderne a expliqué à 2 classes de seconde ASSP comment des enfants, des femmes et des hommes sont encore réduits en esclavage, en France, comme à l'autre bout du monde. Elle a fait preuve de beaucoup de pédagogie et insisté, par exemple, sur les différences entre la traite des êtres humains, la migration illicite et le travail au noir. Des conseils pratiques ont été donnés pour agir lorsqu'on à des doutes sur les conditions de vie et de travail d'une personne.

Les élèves ont participé activement. Elles ont posé de nombreuses questions tout au long de l'intervention qu'elles ont trouvée très intéressante. Elles avaient suivi au préalable un cours sur l’évolution des droits humains dans le monde et des droits des femmes en France en particulier donné par Waladi Afakir, leur professeure de technologie et de techniques professionnelles.

remise du projet le 28 mars 2026